AnaganA : Gloria in Excelsis

 

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Morgane Grosdidier
de Matons

Nee le 07 avril 1986
Artiste scientifique (scientifique dilettante) en charentaises elimees

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jeudi 21 juin 2007

De l'irréel conduis-moi au réel

Le webzine berruyer l'Agitateur m'a proposé d'illustrer un futur article sur Philip K. Dick. Blade Runner et SIVA m'ont inspiré ce premier dessin, où je teste ma nouvelle capacité en nuages pseudo-réalistes avec Gimp :

Détail : A way to SIVA

Blade Runner m'a parfois fait monter les larmes aux yeux. P. K. Dick dans sa dépression devait s'identifier au moins autant aux androïdes qu'aux humains débordant d'un trop plein d'empathie. Androïdes qui, par leur "intelligence supérieure", peuvent atteindre la porte d'une haute sphère mais ne peuvent pas la franchir, à cause de leur défaut d'empathie corrélé à une certaine frigidité et rigidité intellectuelles : l'intelligence, dans sa relation dialectique avec la sensibilité, est condamnée par ce défaut d'empathie à stagner. La stagnation étant synonyme de mort, elle est insupportable à un ersatz de vie, un androïde, qui y est pourtant restreint. Je crois que la dépression peut provenir de la collision ou de la confusion entre ces deux "états d'âme" : une souffrance dépassant l'individu due à une empathie trop large, alliée à la sensation antinomique de frigidité intellectuelle nourrissant ou nourrie par des frigidités sensorielles et émotionnelles. Ajoutée à la douleur liée à ces deux états séparés, la brûlure de cette collision paradoxale est la pire et la plus aiguë des douleurs. Elle est celle qui escorte la consciente de l'absurdité qu'impose cette coexistence aberrante, le sentiment littéralement décrit par P. K. Dick que le vide et l'entropie ne peuvent que gagner. Il s'agit indéniablement d'une loi physique... Mais spirituelle ? L'âme ainsi torturée ne peut trouver son salut que dans la finalité, le projet, aussi cruel soit-il, d'une entité supérieure : elle doit reposer dans les mains de cette entité. Réelle, créée, ressentie ou subodorée, qu'importe.
Quant à SIVA, cette oeuvre est purement géniale, juste et vraie. Le schizoïde, par son intelligence, est sauvé de la folie et y est concomitamment replongé : la douleur et le paradoxe de voir en toute lucidité son esprit se désintégrer rend fou.

J'ai dessiné, juste avant cette grosse illustration, ISIS 01 et son ingénieur en chef, Mildred Minnesang. Comme un petit remake de KOS-MOS et Shion ! J'avais juste envie de dessiner les coupes de cheveux qu'elles arborent, donc je les ai dessinées, elles. Personnages qui feront peut-être leur apparition dans l'histoire A:EdA, dans très longtemps, et très secondairement ! ISIS ressemble un peu à l'idée que je me fais de Rachel, de Blade Runner. :

Musiques écoutées :
Yasunori Mitsuda : Sailing to the world, Kirite et Xenogears CREID,
Yuki Kajiura : Fiction,
Shenmue Orchestra Version

lundi 11 juin 2007

Allégeance au monstre (la peur d'Adel) (1.1)

L'idée initiale, c'était d'établir un contraste saisissant entre un fond naïf et vif et la peur qu'Adel ressent, pointé qu'il est par cette sombre raclure. Comme souvent, l'idée de ce dessin s'est imposée à moi un matin, pendant un réveil toujours difficile, d'autant plus difficile que je sortais d'un rêve que j'étais déjà en train ruminer pour me le rappeler, bien qu'à peine consciente. Un rêve assez surréaliste, comme de coutume, mais mêlant des souvenirs réels. J'ai alors entrepris de dessiner cette situation ressentie pendant le rêve et quasiment vécue. C'est une situation qui se produira réellement dans les Enfants d'Avalon ! Adel enrôlé dans la brigade Charlemagne... Un espion non désigné en réalité pour le compte de sa reine de cousine.

Mais j'avais aussi très envie d'esquisser un champ de bataille. J'avais pensé faire des tentacules qui partent de la croix... Ou des nuages beaucoup plus tortueux dans le ciel rouge... Dans le doute, je préfère rester sobre, surtout que j'ai beaucoup d'autres dessins à commencer ou à terminer.

Voilà ce que souhaite faire cet ordonnateur putride de ces jeunes blondinets à peine sortis de l'enfance !

mardi 5 juin 2007

L'alchimiste 1.1

Gaël, l'alchimiste libertin, émule de Hyacinth. Méfie-toi, petite Alice : si la fortune t'attire dans l'antre de cet alchimiste, sache qu'aux échecs il est imbattable. Son esprit se dilatera jusqu'à t'enrober, tandis son coeur nourri d'orgueil restera glacé. Et ton coeur brûlera, mais d'une fièvre oppressée !

Je me suis follement énamourée de ma tablette graphique (et de Gimp)... Mais il m'a fallu tout de même trois jours pour venir à bout de ce dessin ! Dont une journée à me demander à quoi mon ciel devrait ressembler, à barbouiller, gribouiller et gommer des étoiles et des nuages, jusqu'à enfin arriver à ce résultat... provisoire. La dentelle noire est issue d'un motif que j'ai trouvé dans le film d'animation Azur et Asmar (somptueux). J'adore les mosaïques musulmanes d'étoiles et d'entrelacs. Les ornements de la veste de Gaël sont formés de 'tampons', des brosses que j'ai trouvées sur ce site. Mais je vais peut-être créer mes propres brosses pour éviter les contraintes des licences. Puis parce que j'ai envie de créer des brosses.

Devrais-je foncer ses cheveux ? Eclairer la dentelle ? J'ai un assez mauvais aperçu des couleurs, parce que je les ai peintes sur mon ordi portable (avec les contrastes qui varient bizarrement selon l'inclinaison de l'écran), donc nous verrons, dans une prochaine version 1.1. (Pour une grosse image, voir le site. Certains détails sont chouettes.)

Version aurore :

Il existe aussi une version "crépuscule".

Musiques écoutées pendant la mise en couleurs : Manuel de Falla, le ballet L'Amour sorcier et Muse, l'album Origin of symmetry.

vendredi 1 juin 2007

Sentiment écologique, compassion, morale.

Ce cliché introduit l'exposé que fait Al Gore de sa Vérité qui dérange, film ou livre. La dernière photographie de la Terre prise par un être humain depuis l'espace, en 1972 lors de la mission Apollo 17, est aussi la plus utilisée. L'humanité, en la contemplant, a pris conscience qu'elle habitait un volume limité, une atmosphère fine et fragile, un gros vaisseau spatial qu'une supernova n'aurait aucun mal à balayer. Et une bille bleue aisément bouleversée par l'activité intense de milliards d'êtres humains qui se comportent comme des incinérateurs.

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