AnaganA : Gloria in Excelsis

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vendredi 7 décembre 2007

Please be true

Le maître de la fin des temps.

Il y a tant de lueurs dans ce ciel : étoiles, nébuleuses, amas de galaxies et lentilles gravitationnelles...
Et ce nouveau monde, que je voudrais que nous créions ensemble.
Mais ceci est un joli monde avorté : tu es si loin de moi, toi qui charpentais ma conscience, et guidais sans le savoir chacun de mes pas.
Être qui représente tout ce que je n'ai pas, qui est tout ce que je convoite et dont le jugement est celui que je crains le plus.
Jamais tu ne me permettras de lire les étoiles derrière ton visage. Pourtant je sais que le trône derrière ton dos est une tour d'or, qu'il mène vers des cieux si noirs, si brillants et si profonds que tes yeux sur la Terre sont leur seul avatar.
Dans ton indifférence, je suis condamnée à vivre une demi-vie. Mais mieux vaut se savoir indigent et entrevoir la grandeur et la splendeur que se croire plein en fréquentant l'engeance.
Ton exemple n'est pas vraiment édifiant, en fin de compte, et mon esprit n'en est pas plus plein, mais c'est un élan qui me porte, un élément de joie et de peine qui me rappelle que je vis tout de même.
Un élan qui parfois regroupe mon esprit dispersé pour le rendre aussi cohérent qu'un faisceau laser.

Mais trop rarement, trop brièvement.

Un geste de toi, et je saurai me contenter de ce corps fini.

Mais jamais je ne saurai tout ou me souviendrai de tout. Ne lierai tout et ne comprendrai tout. Condamnée à la frustration inhérente à la vie.

Solution sage : Apprécie ce que tu connais déjà. Méthode cartésienne.

Solution pas sage mais qui pourrait marcher : Une vache ne boit pas de lait.

Musique :
Les deux CDs de Je n'aime pas le classique, mais ça j'aime bien, œuvres intégrales ou mouvements d'œuvres classiques les plus célèbres, et à juste titre.

Films :
Mémoires d'une Geisha, Rob Marshall
Fantasia 2000, Disney

Livre :
Nemesis, Isaac Asimov

lundi 3 décembre 2007

Que ma joie demeure

Jeudi 29 novembre, à 20h30, au lieu de rester à la maison comme d'habitude pour tenter en vain de m'accrocher à un commentaire sur le discours de politique générale de Mr Jospin de juin 97 pendant que mon chat aurait envoyé mes stylos par terre et que Gabriel se serait davantage intéressé à son MAC, j'ai décidé de laisser le chat tout seul et d'embarquer Gabriel pour arrêter de perdre notre temps, et pour jouir un peu de notre jeunesse si mal exploitée afin de profiter, à l'historique Maison de la Culture de Bourges, du spectacle Que ma Joie demeure. Une chorégraphie de Béatrice Massin, exécutée par la compagnie Fêtes Galantes, sur les concertos Brandebourgeois de JS Bach.


C'est la plus belle affiche que j'aie trouvée.

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