AnaganA : Gloria in Excelsis

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samedi 29 mars 2008

2008 : Odyssée 1,7

Une vraie note pseudo-provisoire qui serait inutile si je n'avais pas la flemme immédiatement de mettre à jour le site, comme je dois le faire depuis trèèès longtemps à vrai dire... La page "origine" du site est par exemple complètement périmée. Les EdA ne sont plus une BD, mais un roman, qui fera probablement 500-600 pages finalement. Fixer une limite spatiale à AnaganA m'aide déjà à envisager l'avenir avec plus de sérénité. Je sais que d'ici dix ans, je pourrai peut-être passer à autre chose, tourner la page, sortir de mes obsessions, arrêter de tourner en rond, de broyer des symboles répétitifs, et enfin me déployer dans toutes les dimensions de l'espace comme les bras magnétiques d'un trou noir intelligent boulimique (L'Ogre de l'espace, de Gregory Benford : génial)
Evidemment, cette nouvelle forme implique la conversion du tome 01-BD en premier chapitre. Je le ferai cet été, et dans le même temps j'écrirai le troisième chapitre, déjà bien avancé ! J'en conviens, cela n'en a pas l'air, mais je sais parfaitement où je vais, je vous prie de le croire !
Je ferai aussi cet été les nombreux dessins inachevés que j'ai sur le feu. Pour l'instant, j'ai trop de boulot.
J'aurais du aussi ajouter sur le site la page des dessins du recueil 5. Il y en a déjà un certain nombre.
Quant au recueil 4, il est dans les mains de l'imprimeur.

Bon, je vais essayer de trouver une image pertinente pour colorer le billet pseudo inutile...

(Et quant au titre, hommage ridicule au grand Arthur C. Clarke. Il est mort le 29 mars 2008 à 90 ans, d'une attaque, au Sri Lanka)

dimanche 9 mars 2008

Même les chats ont leur opium

... même s'il s'agit d'une feuille qu'ils sniffent.

Il s'agit de la Valériane.

Léti, notre très chère Bombay bâtarde, est très pénible en voiture. Elle miaule sans arrêt. Pour la calmer, nous avons essayé de mettre de la valériane dans sa cage, sans succès. En revanche, ce végétal à l'odeur écœurante est très intéressant lorsqu'il s'agit de divertir votre félin désœuvré d'appartement. Cette plante enivre votre chat, exalte ses sens, calme ses nerfs tout en rendant l'animal vif et joyeux. Si vous lui offrez un sachet de valériane, felis catus se fera un plaisir de le lécher jusqu'à ce qu'il s'ouvre de lui même et répande partout ses brins nauséabonds. Il se roulera dedans jusqu'à plus soif, et les signes de la félicité se liront sur son corps : yeux écarquillés, mais regard serein, pattes étirées, doigts écartés, queue ébouriffée (en tout cas pour mon chat hyper-émotif, qui ébouriffe sa queue dès qu'on rentre à la maison, qu'on la prend sur notre dos pour lui permettre d'accéder au haut de l'armoire...), vibrisses frémissantes. Le chat saisira le sachet entre ses pattes avant, dans une attitude anthropomorphique d'accroc à la cocaïne qui fourre son museau jusqu'au fond du sachet.

Vous ne pouvez malheureusement pas voir sa queue ébouriffée sur la vidéo, ni la réaction du chat lorsque vous lui retirez le sachet car l'appareil n'avait plus assez de batterie. Hé bien, quand vous retirez le sachet, le chat réagit naturellement avec une vivacité désarmante, mais surtout, le plus surprenant, c'est qu'il ne vous en veut pas le moins du monde. C'est simple : il ne le peut pas, toute son attention est tournée vers le sachet. Et il le récupèrera prestement, sans sortir les griffes, avec la bonté que seule la valériane sait insuffler aux chats. Lorsque le chat se sera lassé de la substance, il viendra vers vous en ronronnant, du velours plein les yeux, pour vous remercier d'exister, au même titre que la valériane, tout simplement.

Vincent, je te dédicace ce billet.