Chapitre 4 : critiques
Par Morgane Grosdidier de Matons, dimanche 17 octobre 2010 à 19:53 :: AnaganA : EdA :: #115 :: rss
J'ai pensé qu'il pouvait être utile de poster ici quelques critiques de Vincent au sujet du chapitre 4 d'AnaganA, et mes réponses à celles-ci :
Tiens tiens, la demoiselle envoie tout plaquer, et quand même, juge des effets de sa décision. "Retentissement européen" ? Moi je dis "mégalomanie". "M'en fous, j'ose" ? Moi je dis qu'elle joue sa petite rebelle et ne connaissant à peu près rien de la recherche européenne à ce moment-là , le lecteur s'en balance des conséquences. Première chose à laquelle elle pense : son chat. Ça me rappelle quelqu'un.
Le départ brutal de Nicole risque en effet d'avoir un certain retentissement, parce qu'elle est membre d'un Conseil gouvernemental, chose que je crois avoir précisée dans le chapitre 2, et que j'avais en tout cas précisée dans la version BD du chapitre 1, mais pas dans la rédaction de ce chapitre... Il faudra que je vérifie. Il est possible que je me sois emmêlé les pinceaux. Mais non, effectivement, il n'y aura certainement pas de retentissement au niveau européen. Cette hyperbole avait juste pour but de démontrer à quel point Nicole se fichait de choquer.
Ensuite, oui, mégalomane, elle l'est. Je pensais que cet aspect de son caractère transparaissait, pourtant.
J'ai l'impression que tu prends Nicole pour un avatar de l'auteur, ce qui est à la fois vrai et faux. Ceci est vrai dans la mesure où un "auteur" (je mets les guillemets pour sauvegarder ma modestie molestée (je sais que tu vas haïr cette allitération ainsi que ces parenthèses)) s'incarne toujours plus ou moins dans tous ses personnages. (du moins, cela me parait logique) Ceci est faux dans la mesure où, justement, ma personnalité est diluée partout dans le roman, dans mes dessins, dans mes actes en général, et je n'ai donc pas besoin de Nicole pour concentrer et forger ma propre image. Elle n'est pas moi, bien qu'elle incarne probablement des aspects peu glorieux de ma personnalité passée ou présente.
J'ai l'impression que tu me reproches de présenter maladroitement Nicole. Tu sembles croire que je veux en faire l'archétype de l'héroïne idéale, mais que, maladroite comme je suis, je n'y arrive pas... Tu sembles croire que je la rends antipathique involontairement. Mais non. Nicole est mégalomane, égocentrique et colérique. Plus que tout, elle est seule et triste. C'est un personnage pathétique. Tu la trouves mégalomane et capricieuse : tu as raison.
Après le procès du cyborg, ben, comment dire... c'est important ? Surtout, que, si je me souviens bien, c'était un ennemi qu'elle a tué. Si ils commencent à condamner chacun de leurs soldats pour avoir tué un ennemi ils sont pas prêt de gagner la guerre. Bizarre ce truc non ?
Bizarre peut-être, mais pas étonnant. Tu sais, les Anges du BAAL sont un peu bizarres... Ils ont crée les ISIS, des cyborgs, pour explorer l'espace. Accessoirement, ils s'en servent pour défendre leurs frontières, notamment contre les disciples de Malakim. Les ISIS ne sont pas des soldats en guerre. Elles doivent remplir la délicate mission de repousser des assaillants tout en respectant l'interdiction qui leur est faite, par leurs créateurs, de tuer des êtres humains.
Lorsque Enyo tue des disciples de Malakim, pour l'opinion publique, plus que des ennemis, ce sont des êtres humains qui sont tués. Ceci parce que précisément l'homicide n'est pas humaine : elle est une créature, un membre d'une espèce dérivée, qui porte atteinte à des membres d'une espèce originaire, à des congénères de ses créateurs. Comment le peuple baalien pourrait-il ne pas s'en émouvoir ?
Les ISIS, contrairement aux robots d'Isaac Asimov, disposent de la plénitude de leur libre arbitre : elles ne sont pas programmées pour ne pas tuer. C'est une loi qu'elles doivent respecter. Ainsi, nécessairement, lorsqu'elle enfreignent cette loi, elles doivent être jugées.
Je n'ai certainement pas été assez claire sur ce point dans le roman. Je tâcherai d'y remédier.
Tiens, je fais une pause dessin... Voici quelques ISIS, cyborgs qui n'ont pas le droit de tuer des humains :

"Tu es un jardin clos, ma soeur, ma fiancée." Ouh la ça va être cucul la praline, au secours.
Je ne trouve pas que le Cantique des cantiques soit cucul la praline, perso... Après, que je l'utilise de façon cucul, c'est possible. Je n'ai pas assez de recul pour juger du cucul pour l'instant, je crois bien.
Se nourrir de façon hétérotrophe, ça veut dire être omni-omnivore ?
Les plantes se nourrissent de façon autotrophe, et les animaux se nourrissent de façon hétérotrophe. Les Myriades, mi-animales mi-végétales, peuvent se nourrir des deux façons. Pour plus de précisions sur ces notions, je te renvoie à la page consacrée à ces créatures : http://www.enfants-avalon.com/?page=myriades
Plus grande bibliothèque du monde ? Google a coulé dans le futur !!? :O
Bah oui. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais l'histoire se déroule dans une époque de louze.
attention, copyright Tri Yann
Je ne crois pas. Si mort a mors est un chant composé pour les funérailles de Anne de Bretagne, devenu traditionnel.
Problème : pas vraiment idée de l'age des personnages. Je sais pas, dans leur façon de parler, glisser des indices.
J'indique leur âge au début du roman.
C'est bien, Dana elle aime pas les hippies. C'est une militaire. J'aime cette vision des choses.
J'aime bien la caricature...
Tu penses que beaucoup de gens savent encore à quelle heure correspond potron-minet ?
Si je peux le leur apprendre, tant mieux. Je trouve cette expression très jolie, et c'est assez dommage qu'elle soit tombée en désuétude. Du reste, "potron-minet" a un sens particulier pour moi, vu que justement, dès le matin, j'ai souvent droit au potron de mes minettes devant le nez... C'est le bonheur de dormir avec des chats.
Ça se lit vite mine de rien, avec format bouquins Amélie Nothomb. Mais quand tu vas compacter ça, ça va faire mal. XD
Je ne vois pas trop pourquoi...
Tant de lignes pour expliquer ce qu'est un multivers !!! Samantha Carter fait ça en trente fois moins de temps.
J'aime bien prendre mon temps pour expliquer des choses que je trouve jolies. En plus, Samantha Carter, inconnue au bataillon.
Tout ce que tu écris est très idéaliste. A la longue, cette distance par rapport au réel devient un peu lassante. On lit en diagonal quoi. Trop idéaliste ou trop tragique.
Mes personnages sont quasiment tous très idéalistes, tout simplement parce que je le suis... De plus, je n'ai pas trop le sens ou le goût de la réalité (malgré mes efforts), et j'ai aussi sûrement trop peu d'imagination pour construire des personnages très différents de moi.
"Selon Yuki, en biologie, les conséquences étaient souvent leurs propres causes." Selon moi, ça, ça veut rien dire.
Je reformulerai pour rendre l'idée intelligible, promis.
Tout d'un coup : tiens, l'astéroïde. On l'avait oublié celui-là .
Oups, il a oublié de tomber.
"Leonova foulerait l'astéroïde d'un pied incroyablement léger" hihi, elle aura pas le choix ceci dit avec l'apesanteur.
Je ne te le fais pas dire. Au passage, si tu as des conseils techniques pour cette sortie spatiale, envoie. Je ne suis pas experte en astronautique.
Le vide absolu et absurde : encore une allitération à la ...
Désolée, moi, j'aime bien. J'ai très mauvais goût, parait-il : j'aime les couleurs qui décollent la rétine, j'aime Hair et The Rocky Horror Picture Show, et j'aime les allitérations pédantes très aléatoires et trop aliénantes.
Ça y est ! Je sais ! C'est le fait d'être passé par une licence de droit qui t'est monté à la tête et maintenant tu veux que chacun de tes personnages (les bons) aient un comportement irréprochable, sinon bim procès !
Le droit rend fou. Cela dit, tous mes personnages sont bons. (sauf un ou deux, peut-être...) Et si je voulais vraiment qu'ils aient un comportement irréprochable, hé bien ils en auraient un, vu que j'en fais ce que je veux. Les procès ont à voir avec les rapports entre les personnages, et rien à avoir avec les rapports entre mes personnages et moi.
Pourquoi cette fascination pour l'androgynie ?
Bonne question... Parce que c'est esthétique à mes yeux, sans doute. Ou bien parce qu'en tant que bisexuelle bisexuée (ni plus ni moins que n'importe qui, hein), l'androgynie a de quoi me combler... Va savoir...
Vincent, n'hésite pas à répondre. Et même vous, passants, badauds et vagabonds.






Commentaires
1. Le dimanche 17 octobre 2010 à 23:22, par le vincent qui critique
2. Le samedi 23 octobre 2010 à 00:18, par le vincent
3. Le samedi 23 octobre 2010 à 00:19, par le vincent
4. Le samedi 23 octobre 2010 à 11:33, par Morgane
5. Le jeudi 4 novembre 2010 à 23:14, par vincent
6. Le vendredi 5 novembre 2010 à 10:20, par Morgane
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