AnaganA : Gloria in Excelsis

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 28 janvier 2012

Science avec conscience

Hello les gentils gens,

Vous vous souvenez de mon billet "sentiment écologique, compassion, morale"... Non ? Cela ne vous dit rien ? Remarquez, moi aussi je l'avais quasiment oublié (c'est qu'il date de 2007, quand même), jusqu'à ce que la sympathique Katie gratifie ce petit article très personnel d'un commentaire aussi aimable que réfléchi. (hello, Katie ♥) Naturellement, j'ai rapidement répondu (sans parvenir à imiter l'exquise courtoisie de mon interlocutrice), mais je voudrais rebondir sur ce mini troll avec un petit billet dans lequel j'aimerais évoquer de nouveaux aspects du problème, de la façon habituellement déstructurée, subjective et désinvolte qui la mienne. Oui, juste évoquer... J'vais pas aller jusqu'à développer, faut pas déconner, namého !

Lire la suite

lundi 26 septembre 2011

Prismatique

Bienvenue en automne, chers congénères.

J'ai reçu mon tome 5 collector de Maliki dédicacé ! Le Prismatique collector est vraiment somptueux : tranche des pages dorée, quatrième de couverture en relief, encre irisée sur la première de couverture... Avec un thème qui me parle, bien sûr, annoncé par le titre et justifié par les belles illustrations bonus ! Et puis ma dédicace, toute belle, toute colorée... Un bel objet qui exhale plutôt un parfum de printemps. 'bref, ça méritait vraiment un nouveau fanart, prismatique aussi, et avec les plumes de paon qui sont très à la mode au bout de mon crayon en ce moment.

C'est à Newton que nous devons le spectre des "sept couleurs"... (dénombrement et découpage tout-à-fait arbitraires)
Je vous présentee ces vers de Voltaire que j'aime énormément, écrits en l'honneur d’Émilie du Châtelet et de son travail de traduction des Principia de Newton :

" Dieu parle et le chaos se dissipe à sa voix,
Vers un centre commun tout gravite à la fois,
Ce ressort si puissant, l'âme de la Nature,
Était enseveli dans une nuit obscure.
Le compas de Newton mesurant l'Univers,
Lève enfin ce grand voile et les cieux sont ouverts.
Il déploye à mes yeux, par une main savante
De l'astre des saisons la robe étincelante.
L'Emeraude, l'azur, le pourpre, le rubis
Sont l'immortel tissu dont brillent ses habits,
Chacun de ses rayons dans sa substance pure
Porte en soi les couleurs dont se peint la Nature
Et confondus ensemble, ils éclairent nos yeux,
Ils animent le monde, ils remplissent les cieux. "

Notons que le magenta (rose fuchsia) n'est pas une couleur prismatique : il ne correspond à aucune lumière monochromatique ! Les spectres du dessin sont donc très fantaisistes (tout comme le prisme...).

Si vous aussi la couleur vous passionne, faites vous offrir à Noël le Traité des couleurs de Libero Zuppiroli et Marie-Noëlle Bussac, aux Presses polytechniques et universitaires romandes.

Des sites internet dédiés à la couleur :
- www.profil-couleur.com
- pourpre.com

News AnaganA en passant : seuls les quatre premiers sous-chapitres d'Eloïvah sont disponibles sur le site, désormais, en attendant que la version restructurée et rééquilibrée du roman soit terminée. Je vous prédis déjà une fusion des deux premiers chapitres (et donc un élagage radical du texte concerné) et un enrichissement du reste...

La prochaine fois : probablement une collab (une colo relativement complexe pour ma part, donc cela risque de prendre du temps !), ou bien quelques nouvelles créatures en perles, ou bien un fanart de Daenerys...

dimanche 29 août 2010

Le retour de l'hologramme

Au début du mois je vous ai expliqué le thème de mon illustration qui chapeaute le blog, à savoir la théorie holographique liée à l'entropie des trous noirs formulée par Stephen Hawking. Le sujet est précisément d'actualité. Le magazine Science et Vie semble parfois s'enflammer et faire des unes dithyrambiques pour pas grand-chose. Les gros titres portent généralement des idées certes jolies et alléchantes mais tournées de façon un peu trompeuse voire racoleuse. À la une du numéro de septembre 2010 : Gravitation, elle ne serait qu'une illusion !

Lire la suite

dimanche 9 mars 2008

Même les chats ont leur opium

... même s'il s'agit d'une feuille qu'ils sniffent.

Il s'agit de la Valériane.

Léti, notre très chère Bombay bâtarde, est très pénible en voiture. Elle miaule sans arrêt. Pour la calmer, nous avons essayé de mettre de la valériane dans sa cage, sans succès. En revanche, ce végétal à l'odeur écœurante est très intéressant lorsqu'il s'agit de divertir votre félin désœuvré d'appartement. Cette plante enivre votre chat, exalte ses sens, calme ses nerfs tout en rendant l'animal vif et joyeux. Si vous lui offrez un sachet de valériane, felis catus se fera un plaisir de le lécher jusqu'à ce qu'il s'ouvre de lui même et répande partout ses brins nauséabonds. Il se roulera dedans jusqu'à plus soif, et les signes de la félicité se liront sur son corps : yeux écarquillés, mais regard serein, pattes étirées, doigts écartés, queue ébouriffée (en tout cas pour mon chat hyper-émotif, qui ébouriffe sa queue dès qu'on rentre à la maison, qu'on la prend sur notre dos pour lui permettre d'accéder au haut de l'armoire...), vibrisses frémissantes. Le chat saisira le sachet entre ses pattes avant, dans une attitude anthropomorphique d'accroc à la cocaïne qui fourre son museau jusqu'au fond du sachet.

Vous ne pouvez malheureusement pas voir sa queue ébouriffée sur la vidéo, ni la réaction du chat lorsque vous lui retirez le sachet car l'appareil n'avait plus assez de batterie. Hé bien, quand vous retirez le sachet, le chat réagit naturellement avec une vivacité désarmante, mais surtout, le plus surprenant, c'est qu'il ne vous en veut pas le moins du monde. C'est simple : il ne le peut pas, toute son attention est tournée vers le sachet. Et il le récupèrera prestement, sans sortir les griffes, avec la bonté que seule la valériane sait insuffler aux chats. Lorsque le chat se sera lassé de la substance, il viendra vers vous en ronronnant, du velours plein les yeux, pour vous remercier d'exister, au même titre que la valériane, tout simplement.

Vincent, je te dédicace ce billet.

vendredi 1 juin 2007

Sentiment écologique, compassion, morale.

Ce cliché introduit l'exposé que fait Al Gore de sa Vérité qui dérange, film ou livre. La dernière photographie de la Terre prise par un être humain depuis l'espace, en 1972 lors de la mission Apollo 17, est aussi la plus utilisée. L'humanité, en la contemplant, a pris conscience qu'elle habitait un volume limité, une atmosphère fine et fragile, un gros vaisseau spatial qu'une supernova n'aurait aucun mal à balayer. Et une bille bleue aisément bouleversée par l'activité intense de milliards d'êtres humains qui se comportent comme des incinérateurs.

Lire la suite